Est-il utile de répéter et de surveiller les niveaux d’autoantibody dans le suivi des patients présentant la maladie rhumatismale systémique ?

En général, le titer de dépistage HEp-2 IFA n’est pas corrélé avec des caractéristiques cliniques telles que l’activité de la maladie ou les poussées, et n’est donc pas un paramètre particulièrement utile pour suivre le cours de la maladie ou estimer l’efficacité du traitement (10;11). Il convient de souligner que cette conclusion n’est pas fondée sur des études de laboratoire prospectives minutieuses utilisant des tests normalisés sur des plates-formes diagnostiques avancées ou dans des indices définis de maladie clinique (p. ex. SLEDAI, SLAM). En général, les titres de l’IFA Hep-2 peuvent fluctuer au fil du temps, et les anticorps ont tendance à être détectables en phases d’activité de la maladie et de rémission (12;13), bien qu’il y ait des exceptions signalées. Une exception peut être la présence de niveaux élevés d’anticorps anti-U1-RNP qui sont caractéristiques de la maladie mixte des tissus conjonctifs (14).

Une autre exception est liée à la preuve que les niveaux d’anticorps anti-DsDNA sont souvent corrélés avec certaines caractéristiques cliniques, par exemple la néphrite du lupus, et sa détermination est obligatoire dans le travail diagnostique des patients atteints de SLE et le suivi des cas nephritiques (15;16). Cependant, il est apprécié que certains essais pour la détection anti-DsDNA sont meilleurs que d’autres dans la mesure des changements cliniquement importants dans les niveaux d’anticorps.